Les caractéristiques d'une
entreprise coopérative
Les particularités qui caractérisent une entreprise
coopérative sont :
La propriété
Son succès se nourrit de l’une de ses caractéristiques,
c’est-à-dire que ses propriétaires en
sont en même temps ses utilisateurs. La vie coopérative
s’organise dans un cadre démocratique. Le titre
de propriété, la part sociale, autorise le
propriétaire à utiliser tous les services
de la coopérative, à voter aux assemblées
annuelles, à élire les administrateurs et
à être élu comme administrateur.
Le pouvoir
La vie de la coopérative s’organise dans un
cadre démocratique. Les agriculteurs-coopérateurs
décident de l’orientation et du contrôle
de leur coopérative. Ce pouvoir s’exerce principalement
à l’assemblée annuelle. Il se manifeste
de trois façons : le droit d’émettre
son opinion, le droit de faire des propositions et le droit
de voter sur les propositions.
Le membre a droit à un vote. Cette règle de
fonctionnement démocratique donne un statut égal
à tous les membres de la coopérative.
Les résultats
Les excédents sont versés à la réserve
générale ou distribués aux propriétaires-utilisateurs
sur la base du volume de leurs transactions avec leur coopérative
locale. Cette répartition des excédents permet
d’atteindre le plus grand nombre de membres-utilisateurs
au lieu de favoriser la richesse d’un groupe restreint
d’individus. Il importe pour la coopérative
d’animer et de maintenir vivante cette tradition démocratique.
La coopération agricole
Une définition
L’agriculteur-coopérateur, les coopératives
de base et leur fédération constituent un
système intégré par lequel l’agriculteur,
en tant que propriétaire-utilisateur, approvisionne
son exploitation en biens et instruments de production et
écoule sa production sur les marchés de consommation.
À l’intérieur de ce système,
les membres se partagent démocratiquement la propriété,
le pouvoir et les résultats selon les règles
de fonctionnement de l’entreprise coopérative.
La raison d’être première de
la coopération agricole
Un effort collectif d’amélioration de la situation
économique de l’agriculteur en sa qualité
de propriétaire-utilisateur des services offerts
par la coopération agricole.
Le rôle de la coopération agricole
La concentration de ses ressources sur les activités
les plus aptes à réduire les prix de revient
de l’agriculteur-membre, à améliorer
la productivité des fonctions de l’exploitation
agricole et à optimiser ses revenus. Ajoutons un
rôle professionnel, celui de la promotion des intérêts
économiques généraux des membres.
Les objectifs de la coopération agricole
 |
En association avec l’état
et les autres organisations agricoles, elle doit guider
le développement de l’agriculture et
de la coopération agricole dans les secteurs
où les chances de réussir ou mieux,
d’exceller, sont les meilleures. |
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Tout en assurant sa présence dans tous les
secteurs de l’agriculture québécoise,
la coopération doit chercher à concentrer
la plus grande partie de ses ressources dans les secteurs
de l’industrie agroalimentaire, d’amont
et d’aval, qui offrent à la fois les
meilleures possibilités de croissance et les
meilleures chances de valoriser ses propres ressources
aussi bien que celles de ses membres. |
 |
Doter l’exploitation agricole québécoise
et, par extension, l’agriculture québécoise,
d’un réseau d’entreprises agroalimentaires
importantes, efficaces et progressives, dont la rentabilité
se compare à celle des entreprises concurrentes
oeuvrant dans les mêmes secteurs, afin de constituer
des centres de décision valables, respectés,
bien ancrés dans le milieu québécois
et fonctionnant sous l’autorité du propriétaire-utilisateur
et à son service. |
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Pourvoir ses adhérents au meilleur coût,
par le groupement des achats ou par la fabrication
aussi bien que par l’établissement de
la ligne la plus directe possible entre les sources
d’approvisionnement et l’exploitation
individuelle de biens et d’instruments de production
de bonne qualité et bien adaptés aux
exigences de l’exploitation agricole québécoise
moderne. |
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Aider l’agriculteur à améliorer
la gestion de son exploitation de façon qu’il
atteigne le plus haut degré de productivité,
tenant compte des contraintes qui sont les nôtres. |
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Rationaliser les productions végétales
et animales en offrant des programmes complets de
production qui tiennent compte des dernières
données de la technique et des impératifs
des marchés. |
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Rechercher et exploiter les débouchés
accessibles à l’agriculture québécoise
et procurer aux adhérents la possibilité
de retirer la capacité maximum de payer de
ces débouchés et dans les secteurs où
la coopération a développé une
présence valable, offrir des services de transformation
et de mise en marché permettant d’ajouter
aux revenus des produits de la ferme les trops-perçus
provenant des opérations d’écoulement. |
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Favoriser, par tous les moyens conformes à
l’esprit de la coopération, une participation
active plus grande des coopérateurs à
l’organisation, à la mise en œuvre
et au fonctionnement des activités nécessaires
au développement agricole et à la valorisation
du travail de l’exploitant. |
 |
Contribuer à la formation administrative,
technique et économique des adhérents
et associés, les propriétaires-utilisateurs
et leurs employés, dans un même esprit
de service à l’agriculture et à
la collectivité des agriculteurs. |
Les traits distinctifs de la coopération
agricole
Il est important que la coopération agricole se donne
un visage et certains traits caractéristiques qui
la distinguent des autres entreprises oeuvrant en concurrence
avec les coopératives car, autrement, il y a des
chances que dans l’esprit de l’adhérent
moyen, la raison d’être première de la
coopération agricole tende à s’amenuiser.
D’où cette nécessité pour le
coopérateur agricole, d’accepter les contraintes
liées aux intérêts du propriétaire-utilisateur,
car à la longue, c’est dans le degré
du sentiment d’appartenance que le propriétaire-utilisateur
éprouvera vis-à-vis la coopération
agricole que celle-ci puisera sa permanence et son dynamisme.
Ses composantes
A. L’agriculteur-membre
Producteur agricole-entrepreneur ayant comme objectif personnel
le meilleur rendement de son exploitation agricole, en recourant
à l’entreprise coopérative comme extension
de la ferme pour y arriver et s’affranchir de certaines
dépendances.
B. La coopérative
Une coopérative est une personne morale regroupant
des personnes qui ont des besoins économiques et
sociaux communs et qui, en vue de les satisfaire, s’associent
pour exploiter une entreprise conformément aux règles
d’action coopérative.
(Article 3 – Loi sur les coopératives)
Les règles d’action coopératives
sont les suivantes :
| 1. |
L’adhésion d’un membre
à la coopérative est subordonnée
à l’utilisation des services offerts
par la coopérative et à la possibilité
pour la coopérative de les lui fournir; |
| 2. |
Le membre n’a droit qu’à
une seule voix, quel que soit le nombre de parts sociales
qu’il détient, et il ne peut voter par
procuration; |
| 3. |
Le paiement d’un intérêt
sur le capital social doit être limité;
|
| 4. |
La possibilité de constituer
une réserve; |
| 5. |
L’affectation des trop-perçus
ou excédents à la réserve ou
à l’attribution de ristournes aux membres
au prorata des opérations effectuées
entre chacun d’eux et la coopérative,
ou à d’autres objets accessoires prévus
par la loi; |
| 6. |
La promotion de la coopération
entre les membres et la coopérative et entre
les coopératives; |
| 7. |
L’éducation coopérative
des membres, dirigeants et employés de la coopératives.
|
(Article 4 – Loi sur les coopératives)
C. Leur fédération : La Coop
fédérée
Juridiquement, La Coop fédérée est
à la fois une société coopérative
agricole et une fédération de coopératives
agricoles.
Outre les pouvoirs normalement dévolus à une
coopérative agricole, une fédération
a pour but de protéger les intérêts
de ses membres et de promouvoir leur développement.
À cette fin, elle peut notamment :
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Exercer les pouvoirs d’une coopérative; |
 |
Établir des services d’éducation,
de propagande et d’assistance technique; |
 |
Accorder une aide financière
à un membre; |
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Faire des conventions avec un membre
pour surveiller, diriger ou gérer ses affaires
pendant une période déterminée; |
 |
Faire inspecter, vérifier ou
examiner les livres et les comptes de ses membres
et des coopératives endettées envers
elle; |
 |
Exiger des membres et autres coopératives
visées dans le paragraphe 5 une copie de leur
rapport annuel et de leur règlement; |
 |
Fournir aux personnes intéressées
par l’organisation d’une coopérative
des renseignements propres à en déterminer
l’efficacité et en faciliter la constitution.
|
(Article 233 – Loi sur les
coopératives)
De plus, la Fédérée peut exercer certains
autres pouvoirs qui lui sont reconnus dans sa loi constitutive
(réf. : art.19).